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Introspection

Parachuté sur terre par mégarde suite à une erreur de programmation sur l’ordinateur central, j’acquis la science de la vie par une fraîche matinée de 68, une sirène stridente conviait alors les hommes au turbin. Peu de temps après l’atterrissage, la révolte s’installa en cette douce France. J’eus beau plaider de ma non culpabilité au-près du Général – sacré dans sa cuisine devant l’obstination de son épouse à refuser les couvertures des magazines afin de subvenir au besoin nutritif de la famille – il me condamna pour « activité subversive lors des événements » à la marginalité. Rôle que je remplis à merveille dès que les cheveux longs, jeans élimés et perfect devinrent mes habituels compagnons de randonnée.

Hormis les parents, personne pour se pencher sur le berceau, les fées en congé, le curé débordé. Au milieu des betteraves et du colza la vie dévoilait ses premières contrariétés : froid et pluie.

L’adolescence et ses crises d’identification communes oubliées, je rejetais le vide pour ne conserver que l’ivresse de l’émotion. C’est l’époque où même au sein de la pensée critique jaillissait l’idée primitive d’un bonheur futur. Plus tard devant l’antienne insipide des laudateurs de l’agonie, je cédais. Entre temps que d’instants à souhaiter opposer, jauger, comparer, comprendre. Que d’heures, de jours où la certitude de la veille s’annihile devant la découverte classée de facto péremptoire. Jouissance offrant l’impression d’une inaliénable vérité, d’un immuable chemin, l’illusion d’appartenir au cercle des chercheurs récompensés de leur féroce obstination.
Entre deux états je naviguais, tel le cyclothymique de mes prochaines aventures, m’abandonnant à de suaves et langoureuses saveurs, enfin conscient et lucide aux dires de mes contemporains. Malgré tout je ne gardais aucun ressentiment eu égard à la société et décidais de tenter l’expérience footbalistique. Manoeuvre avortée et oui la société est vindicative ou alors je manquais de talent… va savoir !
Deux chemins dichotomiques s’offraient : la délinquance pure et dure ou l’informatique. Deuxième bévue, j’optais pour la seconde.
Sentimentalement l’échec s’avéra tout aussi évident : l’amour récompense de la mourre est sans lendemain… je refusais donc leur débauche.
A 21 ans, je me retrouvais égaré avec pour seul avenir un sursis militaire, c’est alors que la solitude, ce sempiternel compagnon au regard humide, m’indiqua l’exutoire idéal : l’écriture.












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